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3 décembre 2025Déclaration de l’AFCF – Association des Femmes Cheffes de Familles
Déclaration de l’AFCF – Association des Femmes Cheffes de Familles
À l’attention de l’opinion publique et des autorités compétentes,
Nous, l’Association des Femmes Cheffes de Familles (AFCF), souhaitons exprimer notre profonde indignation face à l’arrestation injustifiée de Dieynaba Ndiom, une militante engagée dans la lutte contre le racisme et les violences basées sur le genre. Son arrestation et celle de plusieurs femmes de son association et des jeunes qui les soutenaient est un acte qui contredit les principes mêmes des 16 jours d’activisme, période dédiée à la défense des droits des femmes à travers le monde.
Dans un contexte où la communauté internationale appelle à la protection des femmes, nous sommes alarmées de constater que certaines d’entre elles sont réduites au silence, intimidées, voire emprisonnées pour avoir osé s’exprimer et revendiquer leurs droits fondamentaux. Dieynaba Ndiom a été arrêtée lors d’une manifestation pacifique, un moment destiné à rendre hommage aux 28 soldats exécutés, dans le cadre de la 30ᵉ célébration de la fête de l’indépendance. Cet événement tragique et la résistance pacifique qui s’ensuit doivent être soutenus, non réprimés.
L’AFCF condamne avec la plus grande fermeté cette arrestation injuste et la tendance croissante à museler la liberté d’expression au sein de notre société. La répression ne peut en aucun cas être perçue comme une solution viable. Les jeunes et les femmes qui s’engagent courageusement pour défendre leurs droits, ainsi que ceux de leurs sœurs, mères, et proches, ne devraient jamais être considérés comme des criminels. Au contraire, leurs voix, porteuses de vérités et d’espoirs, doivent être valorisées et écoutées avec respect. Ignorer ou réprimer ces voix ne fait qu’accentuer les injustices et étouffer le potentiel d’un changement véritable et nécessaire.
Nous avons également conscience que de nombreuses femmes vivent dans la douleur et la détresse en raison des violences et des injustices qui les touchent directement ou indirectement. Le 28 novembre, date marquée par la mémoire de la perte des soldats, doit être un moment de recueillement et de solidarité, non un prétexte pour la répression.
L’AFCF rappelle avec insistance que des solutions d’apaisement et de réconciliation doivent être explorées. Nous plaidons pour une justice transitionnelle qui permette de restaurer la dignité, d’assurer la sécurité et de protéger les droits de toutes les femmes mauritaniennes. Il est crucial d’œuvrer ensemble pour un pays où les voix des femmes ne sont ni étouffées ni ignorées, où leur engagement pour un avenir meilleur est valorisé.
Nous demandons ainsi la libération immédiate de Dieynaba Ndiom, ainsi qu’une réévaluation des politiques répressives qui ciblent injustement les défenseurs des droits humains. Les autorités doivent écouter les appels à la justice et à la dignité, et non répliquer par des moyens violents ou intimidants.
Cette déclaration est un appel à l’unité et à la solidarité auprès de toutes les voix qui aspirent à un changement positif. Ensemble, nous pouvons construire un avenir où les droits humains et la liberté d’expression sont respectés et protégés pour toutes et tous.
AFCF – Association des Femmes Cheffes de Familles
