بيان صادر عن رابطة النساء معيلات الأسر
29 novembre 2025مشروع مضر لدخل لصالح فتاة تعرضت للاعتصال
29 novembre 2025Déclaration de l’AFCF : Appel à la Paix des Cœurs et à une Solution Consensuelle au Passif Humanitaire
Déclaration de l’AFCF : Appel à la Paix des Cœurs et à une Solution Consensuelle au Passif Humanitaire
Mes chers compatriotes,
Le 28 novembre, notre fête nationale d’indépendance, sera célébrée avec allégresse par une grande partie de la population. Cependant, pour nos sœurs veuves et les orphelins de notre nation, cette journée ne représente pas seulement une célébration, mais un rappel douloureux des tragédies qu’ils ont subies. Ils portent en eux le poids d’un héritage de douleur, évoquant un passé récent où, entre 1989 et 1991, 28 officiers et sous-officiers mauritaniens ont été pendus par le gouvernement de l’époque, laissant derrière eux des familles brisées et des vies détruites.
Aujourd’hui, nous constatons avec une profonde inquiétude que le pouvoir actuel semble s’engager vers une résolution du passif humanitaire par des solutions superficielles, loin des attentes légitimes des victimes. Ces tentatives, qui rappellent les approches défaillantes des gouvernements précédents, ignorent délibérément les recommandations des instances internationales, y compris celles du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) et la résolution d’Alger de 2000. Les veuves et la majorité des orphelins rejettent ces solutions restrictives, qui ne tiennent pas compte de la complexité des blessures infligées.
Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazwani, tout en prônant l’unité nationale et la cohésion sociale, tente d’imposer un traitement financier aux survivants, en contournant le consentement et la participation collective de ceux qui ont souffert. Cela ne saurait suffire. Nous insistons sur le fait qu’aucune approche qui ne prend pas en compte les voix des victimes, ni leurs diverses expériences, ne pourra apporter la paix nécessaire et le réconfort tant attendu.
Nous appelons donc le gouvernement à :
- Reconnaître le préjudice : Il est crucial d’admettre publiquement et clairement la gravité des injustices passées. Cette reconnaissance est la première étape vers une véritable réconciliation.
- Engager un dialogue inclusif : Un processus véritablement constructif nécessite la participation active des organisations de victimes et des représentants de la société civile. Leur voix est essentielle pour bâtir une solution respectueuse et équitable pour tous.
- Proposer des solutions durables : Les réparations doivent aller au-delà de simples compensations financières. Elles doivent inclure des programmes de soutien psychologique, éducatif et social, afin de garantir un avenir digne pour toutes les familles touchées.
- Ériger un mémorial à Nouakchott : Nous recommandons la création d’un mémorial dédié aux victimes de cette tragédie, afin de rappeler aux générations présentes et futures les conséquences désastreuses de ces événements sur notre cohésion sociale. Ce lieu de mémoire sera un espace de réflexion et d’engagement, permettant de ne pas oublier les souffrances passées et de promouvoir une culture de paix et de respect mutuel.
- Agir avec volonté politique : Cela requiert une vision audacieuse et un engagement véritable de la part des autorités. Une action concrète, fondée sur l’écoute et la collaboration, est indispensable pour transformer les promesses en résultats tangibles.
En unissant nos cœurs et nos voix, faisons de notre quête de justice un vecteur de paix et d’harmonie au sein de notre nation. Nous devons, en tant que peuple, créer un cadre où les erreurs du passé sont non seulement reconnues mais transformées en opportunités de renouveau et de compréhension mutuelle. Ensemble, nous pouvons bâtir les fondations d’un avenir meilleur, où chacun, indépendamment de son histoire, pourra trouver sa place et se construire dans la dignité.
AFCF-Association des Femmes Cheffes de Familles-
